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Les tendances graphiques 2017

Published on 17 Mar 2017

Algorithmes, VR, couleurs vibrantes, authenticité et refus du design, 2017 est une une année passionnante en matière de tendances graphiques !

 

1. Le retour des motifs.

Les motifs – ou patterns pour les anglophones – « connaissent un renouveau sous toutes les formes : de l’habillage classique à la mise en mouvement. C’est par exemple ce que Seb Lester a superbement illustré. »

 

2. Les couleurs vibrantes à la Spotify.

C’est la tendance de l’année, que la majorité des interviewés ont spontanément citée. Une référence qui a donné le ton : Spotify, et sa nouvelle identité… datant pourtant de 2015.

Les experts dans la mode, le design, la communication, ont sorti leurs prévisions pour les couleurs de 2017, année de l’audace et des contrastes.

Ainsi, la tendance des couleurs est en fait une continuité de 2016 avec des ambiances créées mélangeant la vitalité, la détente et les grands espaces. Ces couleurs brillantes et vives rappellent la nature et ce qu’elle nous offre : l’eau, la terre, la flore…

Le guide de couleurs pour 2017 a été publié en début d’année par Pantone Color Institute. Ce guide est le résultat du travail collaboratif entre la New York Fashion Week et le Pantone Fashion Coor.

Dans la mode et bien entendu dans le Web, 10 teintes seront tendances pour 2017 :

Sources : pantone.com et engelvoelkers.com

Dans le web, l’utilisation de ces teintes et de ces nuances de couleurs permet d’immerger toujours plus l’internaute dans un univers stimulant ou apaisant, en optimisant l’expérience utilisateur.

 

3. Le Duotone.

Le duotone est à la mode depuis 2016 mais va perdurer cette année. C’est un travail de dégradé de 2 couleurs superposé sur une photo. Cette technique apporte du dynamisme et de l’élégance à votre photo. De plus cela permet de créer une ambiance particulière pour votre site internet. Le duotone peut parfois vous sauver la mise si votre image de base n’est pas top niveau couleur.

Que ce soit seules ou en duotone, les couleurs s’assument et « nous allons voir beaucoup plus de palettes de couleurs éclatantes, de ton sur ton et de dégradés audacieux dans les interfaces utilisateur de cette année » comme l’annonce Nick Babich, sur le blog d’Adobe : Creative Connection. Du violet avec du jaune, de l’or et de l’émeraude, des dégradés flashy recouvrant des photos en N&B : tout est possible, tant que le design atteint l’objectif d’émerger dans un océan d’identités et de sites web rendus un peu trop normés, notamment sous l’impulsion du responsive et du flat design.

Un bel exemple de graphisme « à la Spotify » relevé par Lionel Causse, directeur de création chez Lonsdale Design : Lelandoriginals.

Comme le fait remarquer Pierre-Alain Mondello, directeur artistique chez X-Prime, « cette tendance éclipse les couleurs pastels et peu saturées. Et elle a été confirmée par Pantone lors de la désignation de la couleur de l’année 2017, greenery ». Un vert naturel certes, mais plutôt vif !

 

4. Le design par algorithme ou creative coding.

Pour Tristan Macherel, Executive Creative Director chez Landor Paris et président du jury Design aux Cannes Lions en 2016, il existe « une tendance de fond à laquelle les designers ne sont pas suffisamment formés : la création grâce aux algorithmes, à la 3D, au creative coding ». De nouvelles techniques qui sortent de l’habituelle suite Creative Cloud d’Adobe (jusqu’à une prochaine mise à jour ?) enseignée dans les écoles. En vue, la création d’identité, de packagings qui se basent sur la visualisation de données. L’idée n’étant pas ici de digitaliser à marche forcée des « produits physiques, du concret, du tactile que les gens sollicitent toujours » mais d’apporter de l’innovation en coulisse, porteuse de sens. Tristan Macherel cite volontairement « la page d’accueil de Google, à la mise en page très simple, et au logo très coloré. Cette interface quasi enfantine masque pourtant l’un des algorithmes les plus puissants au monde ».

Landor Paris mène actuellement une telle démarche avec près d’un client sur 2 de l’agence. Un dernier exemple en date ? L’identité visuelle de NAVBLUE, une nouvelle marque d’Airbus, spécialisée dans les opérations de vol et la gestion du trafic aérien. Afin d’illustrer la précision technologique qui régit l’activité de cette marque et de ses publics, Landor s’est basée sur la représentation d’un ciel qui évolue selon les datas de vol. Chaque membre de l’équip(ag)e obtenait une carte de visite avec un ciel lui correspondant. L’univers de marque de NAVBLUE évolue donc sans cesse, au grès des données des vols et des personnes qui y contribuent.

 

5. Les photos authentiques.

L’explosion des contenus en ligne a créé une demande quasi quotidienne pour des photos originales, authentiques, représentant les marques. Ce qui s’avère être un véritable challenge pour les agences et équipes internes des annonceurs – comment produire en permanence ? – mais aussi pour les banques d’image : comment fournir suffisamment de contenus, correspondant finement à chaque marque et public, sans tomber dans les représentations habituelles de « la vie libre de droits » que l’on retrouve déjà un peu partout ?

Les photos authentiques

 

6. Le No Design.

Si 2016 avait amorcé la tendance d’un flat design enrichi, on parie plus sur le no design en 2017. Celui-ci permet avant tout de mieux mettre en avant le contenu. Le negative white space ne fait plus peur, on l’assume, on en joue. On se concentre plus sur la composition et sur l’UX. Le no design se retrouve également du côté du packaging, où l’on oublie presque le contenant pour mieux valoriser le contenu.

 

7. Des typographies web libérées.

En 2017, on varie les « typos » et on ose une mise en valeur des textes qui n’a plus rien à envier aux magazines, ou presque. Les formats « longform » des articles riches en contenus ayant en général leur propre DA, se prêtent volontiers à des telles expérimentations typographiques.

 

8. Le fait-main et le bio-mimétisme.

Le travail de graphiste ayant pu totalement se digitaliser depuis une ou deux décennies, il est logique qu’un retour à des techniques plus manuelles fasse son retour : la peinture, le crayon, les textures pures et granuleuses du papier… La tech n’est pas en reste avec Dropbox et Basecamp, qui depuis plusieurs années renouvellent leurs illustrations faites à la main, pour rendre plus accessibles leurs services en ligne à destination des professionnels. Il s’agit d’opter pour un rendu artistique qui raconte le temps passé à l’exécution de celle-ci. Comme si les métiers de la création graphique correspondaient à de vieux métiers solides comme barbier, menuisier… des gens qui mettent la main à la patte et travaillent la matière ».

D’autre part, on perçoit également une évolution connexe : le bio-mimétisme, qui après avoir envahi « l’architecture et le design, rapproche désormais le graphisme de la nature. » Cela se traduit par un retour au « non industriel, à la sérigraphie, à la calligraphie ». On peu citer La campagne éco-responsable de Biocoop, faite-main.

 

9. La réalité virtuelle et la réalité augmentée.

Il s’agit là moins d’une tendance graphique que d’un brief : comment concevoir des interfaces pour la réalité virtuelle et la réalité augmentée ? Maintenant que les terminaux commencent à se populariser pour la VR (Playstation VR, Oculus Rift), et que la réalité augmentée est devenue grand public avec Pokémon GO. Pour Tristan Macherel, le cas Trip to mars annonce cependant quelles sont les interfaces et surtout les expériences qui peuvent réellement devenir un succès. « Il s’agit de la première expérience collective de réalité virtuelle, ce qui ouvre un champ d’application beaucoup plus vaste, dans une société où nous aimons partager, échanger, que ce soit de visu ou sur les réseaux sociaux. À nous d’imaginer d’autres expériences de ce type. »

Category: Com, Côté Créa
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