Quel beau métier que celui de conseil en communication ! En est-il de plus vieux au monde ?
Depuis la nuit des temps, il garde une seule et même fonction : donner du sens, c’est-à-dire créer du contenu.Donner du sens, c’est en effet créer le contenu qui résume, accompagne, illustre et valorise l’entreprise ou son produit. C’est bien favoriser l’appétence d’une cible pour, sans relâche, accélérer et orienter le passage à l’acte… L’acte d’achat.
C’est suggérer au collaborateur que son adhésion au projet de l’entreprise, son enthousiasme, son engagement, sont souhaitables et légitimes.
• C’est convaincre l’actionnaire potentiel que son investissement est judicieux.
• C’est emporter la conviction du distributeur qu’il faut jouer à fond la carte des produits qu’il nous achète.
• C’est enfin nourrir chaque faiseur / leader / relai d’opinion de sorte que la diffusion des contenus les plus favorables et conçus comme tels, soit la plus large possible.

Rien de nouveau sous le soleil. Et pourtant…
A-t-on jamais plus entendu parler qu’aujourd’hui du « content », du « content production », du « content management » ?
Renaissance du métier ? Frénésie sémantique chère à notre époque ? Redécouverte de la roue par ceux qui en ont pourtant hérité ?
Rien de tout cela…
Considérons simplement qu’il est dans la nature humaine de baptiser d’un nouveau nom toute nouvelle chose.
Et quelle nouvelle chose :
Une expression nouvelle : elle doit suivre, voire précéder l’événement, être concentrée voire lapidaire, suivie, ouverte et interactive, naturelle en ce qu’elle suit les codes
de la conversation quotidienne.
Une fonction nouvelle : inscrire l’émetteur dans le présent, dans le quotidien même, pour le désacraliser, l’humaniser. La source de l’information partage le même statut
que sa cible.
Une posture nouvelle : elle consiste à proposer du contenu, là où l’habitude était de l’imposer. Elle consiste à espérer et accepter retours et commentaires là où l’habitude était de les ignorer.
Au total, l’émetteur désacralisé, naturel et contemporain devient légitime, parce qu’il propose, parce qu’il partage, parce qu’il écoute. Une façon de tourner la page d’un siècle de propagande pour écrire celle de la communication… du latin «communicare » c’est-à-dire « mettre en commun ».
In fine, je suis vraiment « content ».
Et vous ?
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